"Ce qui importe, dit Nietzsche, ce n'est pas la vie éternelle, c'est l'éternelle vivacité."
Camus citant Nietzsche dans Le mythe de Sisyphe.
Les gens casqués sont une espèce d'humains en voie constante d'augmentation dans notre société développée et florissante (malgré la criiise!). Ils sévissent dans les lieux publics, dans les transports en commun, dans la rue, dans le monde, et ont la particularité d'être pourvus d'une sorte de casque soigneusement disposée sur leur crâne. Curieux, me dites vous? Que nenni je réponds, permettez-moi du peu, ils écoutent de la musique... Leurs gros casques sont en fait une arme de destruction massive permettant de signaler implicitement à la populace hasardant dans leur périmètre de sécurité: "Il y a ma musique et moi, le reste du monde n'existe pas, ou si peu, et surtout, toi là, oui toi, l'inconnu, l'étranger, surtout, ne m'adresse pas la parole."
Ça fait vieille conne de dire ça, ça fait old school? J'assume.
Cette machine, et tant d'autres, est une perversion qui pousse à la séparation d'avec le monde...
Comment peut-on trouver ça normal?
Je refuse, je lance le collectif des gens-qui-font-rien-dans-le-train-et-qui-sont-contents!
Plus de casque, plus de Gavalda, plus de 20min, plus de téléphone, on sourit, on se parle.
T'as pas envie de parler, t'es fatigué? Je sais, moi aussi. Ce que je demande, non, ce que j'ordonne ( ce blog est mon espace égoïste et égocentrique), c'est juste que t'es l'air en vie, que tu sois réceptif à ce qui se passe autour de toi.
Le moyen de transport en commun, qui permet en commun d'aller d'un point à un autre point, ne serait plus ce mauvais moment à passer, ce moyen "faute de mieux", parce que, bah oui, c'est bête, on peut pas toujours utiliser la voiture (individuelle, elle). Il deviendrait Le moment, celui de l'ouverture au monde. Je ne te demande pas de parler avec ton voisin.
La parole n'est pas le seul moyen de communiquer...
Alf
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Oué, rien à ajouter, j'ai écris un poème sur le RER alors que j'étais dans le RER, il en ressort la même chose a peu près, je te l'envoie si tu veux.
RépondreSupprimerSinon j'aime bien rigoler lorsqu'il se passe quelque chose d'insolite dans les superbes rames de la ligne A (ça arrive plus souvent qu'on ne le croit), je suis malheureusement souvent le seul, j'aime bien regarder les gens aussi, et imaginer leurs vies.
Mais le sudoku c'est cool quand même.
Envoie, envoie!
RépondreSupprimerCe constat est effrayant ... et pour le petit campagnard que je suis ca donne pas envie de venir a Paris c'est clair (bien que dans nos petit bus de campagne l'ambiance soit pas mieux)
RépondreSupprimerApres la question que je me pose est la suivante :
Si je mets en application tes paroles, demain matin dans le RER : je m'assois a cote d'un(e) parfait(e) inconnu(e) lui dit bonjour en souriant et que j engage la conversation, comment ce mec/ cette fille va-t-il (elle) reagir ?
Tu vas me dire ca depend du caractere du mec /de la fille biensur ... mais l'individu Lambda quelle est sa reaction ?
Il t'ignore ? Il change de siege ? il te repond poliment ?
Je connais la reponse pour ce qui est des petites villes et des campagnes mais je me pose encore la question ... pour les grandes villes ou l anonymat est plus present que nul part ailleurs.
Tout le problème est là. Aujourd'hui, la norme, c'est de rester dans son coin avec son casque, et les gens flippent leur race dès que t'émets un son. Triste, quand même...
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