28/02/2009
Facebook, quand tu nous tiens...tu veux plus nous lacher!
Ajouté à cela, les publicités nous sont balancées en rapport avec les champs que nous aurions remplis, les cases que nous aurions cochées.... (notons que quand rien n'est renseigné, si ce n'est le sexe, les femmes doivent maigrir. Dixit la pub!)Mais sur ces points chacun fait son choix, ami d'Edwige ou publivore, tu vois.
Nous sommes nombreux, très nombreux, à avoir cédé à l'expérience Facebook, attiré par ce monde parallèle d'entoilés. Après avoir renseigné nos 257 amis sur nos vies, ou pas, certains décident alors de stopper cette mascarade.
On cherche alors à se désinscrire, et heureusement cela ne parait pas bien compliqué puisque dans la rubrique paramètre on nous propose de "désactiver" notre compte, parfait!
Les ennuis, en fait, ne font que commencer!
On clique, c'est alors qu'apparaissent les photos de nos chers amis, disant que vous allez leur manquer ou le contraire. C'est à peine si le site ne rajoute pas une petite larme photoshop, et puis une petite bulle "Si on ne se revoyait jamais... tu culpabilises pas un peu là?!"
Je sèche donc mes larmes et persuadée de faire le bon choix, je confirme vouloir partir. Ensuite, on atterri sur une page où nous sommes censés choisir entre différentes options, légitimant notre départ. Oui, car faire le choix de se désinscrire ne suffit pas, encore faut-il l'expliquer à Facebook.
Différentes propositions, comme par exemple: "je ne sais pas me servir de Facebook", admettons, on coche. Surprise!! une page apparaît, on nous prends gentillement par la main pour nous expliquer comment marche Facebook. Idem pour les autres propositions, Facebook a réponse à tout! Une fois le compte désactivé, on pense avoir gagné, on pense comme on croit en se trompant. Que nenni! Un message nous informe qu'on ne recevra plus rien sur nos boites mail, mais que l'activité du compte n'est que mis en pause, vos amis continuent de vous y voir et qu'à tout moment nous pouvons nous reconnecter, simplement, comme avant.
Génial! On ne me prend pas pour un gamin qui regrettera d'avoir fait une terrible erreur, ça fait plaisir!
Le doute s'empare alors de nous, est-il possible de revenir en arrière une fois inscrit sur ce site? Visiblement certains ne veulent pas nous laisser le choix.
On cherche donc sur la toile un tuyau qui nous rassurerait et indiquerai la marche à suivre.
Found! Il faut se rendre a nouveau sur Facebook, et télécharger l'application qui supprimerai définitivement le compte.
Une fois fait, on nous informe que notre "compte est bien supprimé, en tout cas le sera dans 14 jours. D'ici là vous pouvez changer d'avis, et vous reconnecter comme à votre habitude, dans ce cas la procédure de suppression sera annulée." Autrement dis, si vous voulez vraiment, vraiment, vraiment beaucoup vous séparer de la famille Facebook, vous devez impérativement ne pas vous reconnecter avant 14 jours, sinon rebelotte! C'est du vice à l'état pur! Quiconque ayant un peu pratiqué Facebook, pratique souvent quotidienne, y trouve son intérêt.
Et sera tenté de se reconnecter avant la date fatidique. Comme ca, parce qu'il est curieux, que c'est vrai que c'est pratique et que, et que...
Certains y arrivent du premier coup, je dirai qu'après avoir été témoin du cirque nécessaire pour se supprimer, il y a fort à parier qu'on soit suffisamment remonté pour ne pas céder.
Et ne jamais se réinscrire, même si c'est bien pratique, et que, et que...!!
Lug
24/02/2009
Le grand méchant fou
Eh bien oui, il faut continuer à faire peur aux enfants, alors on a inventer le JT, et pas mal d'émissions-enquêtes, pour permettre à tous de frêmir en croyant s'informer, et donnant l'occasion à quelques Mickey de se déguiser en Zorro, et que l'on portera au pouvoir pour qu’ils nous débarrassent des Rap.é.tou et du Dingo.
Actuellement j’ai l’impression qu’il y a comme une dispersion du grand méchant loup; un jour délinquant, le lendemain grand méchant fou, le jour d‘après il est cheminot et fait la grève jusqu‘à la semaine d‘après, là il revêt un Dior de Dati et enferme les grands méchants louveteaux.
Notre pensée morcelée, du grand méchant loup à tendance schizophrénique, est entretenue souvent dans l’odieux-visuel (ai-je a justifier, illustrer mon propos?!)
Seulement ce dimanche, tard dans la nuit l’envie me pris d’allumer la télé, pour voir plus loin, parait-il. Je tombe sur une voix, un type, il disait: « vous voulez savoir c’ke c’est que la crise?!
- Regardez cet homme…. » et là il nous présente un violoniste très connu des violonistes, qui avait eut l’idée de jouer dans le métro sa musique, à 100 euros la place en concert. Vidéo de surveillance en accéléré, personne ne s’arrête avant trois heures, mais des milliers de personnes passent insensibles à la musique de notre très cher virtuose.
Le type conclut: « la crise c’est un état de surdité, ou non! »
Ravie de ce joli mot bobo, mes écoutilles étaient ouvertes, prête à saisir la première occasion de montrer à s’monsieur que j’étais pas sourde au monde, et que j’éteindrais bientôt rageusement ma télé pour un peu de silence.
Un présentateur apparaît et lance le sujet: Psychiatrie!
Habituée par ma relation télévisée à ce genre de sujets, toujours conjugués avec des verbes tels que enfermer, être en danger (oui oui, soi, derrière son écran) et ponctués d'adjectifs comme dangereux, inhumains, monstrueux. C'était l'occasion!
Puis évidemment, on parle des « gens à psyché alternative » (hyper correct, non?!) quand l’un d’entre eux, à la demande d’un grand manitou intracrânien, fait du sauciflard avec le compagnon canin de sa voisine, ou encore quand certains essayent de prendre la pilule d’escampette. Et si on ne veut rien cacher certains optent pour la voisine plutôt que pour l'animal. Mais c'est pas courant!
C’est alors qu’en écoutant s’monsieur, je fus surprise et presque paniquée, car pour la première fois on n’essayait pas de me faire peur.
Un quartier de Marseille, celui de la belle de mai. On me dis que le sujet fera état de la psychiatrie ordinaire, dans un hôpital public.
Premier plan, un immeuble, enfin possible, il tremble et ressemble assez a un flamby filmé au ralenti juste après avoir tiré sur la languette et enlevé sa coque, ahh mais ouai c'est bien du caramel, les taches là. Bref, que me dit on?
« si la réalité se mettait brusquement à vous fuir, à vous échapper » Face à mon flambymmeuble, je me disais que peut être pour une fois un regard bienveillant se posait sur nos malades du ciboulot. « si l’ordre d’hier laissait la place à des visions (…) ou même à une angoisse sans limite »
Et c'était parti!
on parle des gens "chassés d'eux-même"
" ya pas des gens d'un coté de la barrière et les autres de l'autre"
"etc"
Je voudrais vous dire que ceci est véridique! Si Si!
Le premier reportage ni trop larmoyant, ni effrayant - dans la mesure où il est difficile de parler de ces maladies encore mystérieuses, il est vrai parfois dangereuses, mais surtout pour le malade - sur un de ces sujets si chers aux joueurs de corde sensible, et si propice à l'entretien des mystères et des peurs "collectives", consciemment ou non.
Des témoignages de soignant et de soignés. Parce que dans ces établissements psychiatriques, parfois ouvert, c'est étrangement ce type de personne que l'on trouve, des soignants et des soignés.
Regrettant que ce reportage soit passé à une heure tardive, et grondant, j'allais voir de quoi il s'agissait:
http://13h15-le-samedi.france2.fr/index-fr.php?page=accueil&id_article=289
Au sujet de la crise et du violoniste, il s'agissait de la fin de la chronique Mon Oeil de Michel Monponet.
Premier et seul reportage que j'ai vu dans cette émission,
Celui-ci est humainement mené, une fois n'est pas coutume.
Je me dis tout de même vive le service publique! Tentez le même sujet sur TF1 ou M6, deux mondes coexistent! Le monde, L'imMonde...
22/02/2009
Il était une princesse...
Lundi dernier était organisé à Paris une lecture-marathon de la désormais célèbre (merci sarko!) Princesse de Clèves, magnifique roman d'une élégante du XVIIème siècle, Mme de Lafayette.http://www.liberation.fr/societe/0601662-un-marathon-lecture-de-la-princesse-de-cleves-pour-sarkozy
L'idée était sympa et de voir toute cette élite culturelle (y'avait tout plein de beaux bobos!) devant le Panthéon en train de lire et d'écouter solennellement La Princesse me donne l'envie d'organiser des lectures-marathons dans ma banlieue tiens! A suivre donc...
Je laisse place à Mme de Lafayette, juste parce que c'est sublime:
"Monsieur de Nemours fut tellement surpris de sa beauté que, lorqu'il fut proche d'elle, et qu'elle lui fit la révérence, il ne put s'empêcher de donner des marques de son admiration. Quand ils commencèrent à danser, il s'éleva dans la salle un murmure de louanges. Le Roi et les Reines se souvinrent qu'ils ne s'étaient jamais vus, et trouvèrent quelque chose de singulier de les voir danser ensemble sans se connaitre. Ils les appelèrent quand ils eurent fini, sans leur donner le loisir de parler à personne, et leur demandèrent s'ils n'avaient pas bien envie de savoir qui ils étaient, et s'ils ne s'en doutaient point.
"Pour moi, Madame, dit Monsieur de Nemours, je n'ai pas d'incertitude ; mais comme Madame de Clèves n'a pas les mêmes raisons pour deviner qui je suis que celles que j'ai pour la reconnaitre, je voudrais bien que Votre Majesté eut la bonté de lui apprendre mon nom.
-Je crois, dit Madame la Dauphine, qu'elle le sait aussi bien que vous savez le sien.
-Je vous assure, Madame, reprit Madame de Clèves, qui paraissait un peu embarrassée, que je ne devine pas si bien que vous pensez.
-Vous devinez fort bien, répondit Madame la Dauphine; et il y a même quelque chose d'obligeant pour Monsieur de Nemours à ne vouloir pas avouer que vous le connaissez sans l'avoir jamais vu."
La Reine les interrompit pour faire continuer le bal; Monsieur de Nemours prit la Reine Dauphine. Cette princesse était d'une parfaite beauté et avait paru telle aux yeux de Monsieur de Nemours avant qu'il allât en Flandres; mais, de tout le soir, il ne put admirer que Madame de Clèves."
(photo wikipédia)
Alf
17/02/2009
Le bal des actrices

Point de vue:
Le bal des égos?
"Le monde entier est un théâtre, et tous les hommes et femmes n'en sont que des acteurs; ils ont leurs sorties comme leurs entrées, et chacun dans sa vie joue bien des rôles."
Shakespeare, As you like it.
Pardonnez-moi, le premier film de Maïwenn, était culotté, hors du commun, très juste. Le genre de film qui provoque, remue, perturbe aussi, parce que les histoires personnelles sont celles de tout le monde. L' histoire, c'est celle de Violette, une réalisatrice qui veut faire un film sur les actrices, sur les femmes. On pense à Ozon et ses 8 femmes, joliment ponctué de séquences musicales. Ici, l'idée est comme pour Pardonnez-moi de faire un film dans le film.
Bon ok, il faut d'abord savoir outrepasser le perso assez agaçant de Maiwenn/Violette. La Lug qui l'a vu aussi a légitimement eu du mal à supporter l'omniprésence de la réalisatrice/actrice qui a écrit, mis en scène, joué. Oui, oui, et alors? Pour ma part, cela ne m'a pas dérangé outre mesure, peut-être que j'ai plus facilement intériorisé la culture du "montre-toi", engendrée par les ravages provoqués sur mon cerveau par le trop-plein de visionnage de real-tv. Il est possible aussi que j'ai un ego plus développé qui fait que l'étalement d'égocentrisme d'une tierce personne ne me frappe pas plus que ça. Soit.
Le fait est que nous évoluons dans une société de spectacle et la réalisatrice l'a bien intégré. Elle est actrice dans et de son film. Le film joue donc sur le flou du métier d'acteur, sur l'ambiguïté entre la personnalité du rôle et celle de son interprète. Et provoque des questionnements plus universels, à nous, acteurs de ce monde rempli d'apparences: quand est-on dans la vérité? quand jouons-nous un rôle? Tout ce bordel n'est-il pas finalement qu'illusion?
Et puis Maïwenn a conscience de son ego surdimensionné, et fait preuve de beaucoup de recul sur son travail, sur elle-même, ce qui est plutôt appréciable tant c'est rare de voir ça chez les gens...
Toutes ces actrices m'ont quand même gravement donné envie de me remettre au théâtre, de sortir un peu de moi, moi, tout ça.
Et m'en fous, Joey Starr est so cool.
Alf
Autre point de vue:
Le branle des nombrils?
Les femmes, les actrices elle les aime.
Et vraiment!! La jeune réalisatrice du film le bal des nombrils témoigne d’une véritable passion [Moïwenn démarche] pour l’actrice et plus généralement la femme, rien de moins attendu puisque Moïwenn est à la fois actrice [Moïwenn filme] et plus généralement femme. On a l’impression d’aller voir un film qu’aurait imaginé une gamine pourrie gâtée, [Moïwenn mange en filmant] du genre Jackie du 70’s show, ne résistant pas à ponctuer [Moïwenn de profil] toutes les séquences par des apparitions plus inutiles ou moins utiles…d’elle-même. Moïwenn se fait presque bousculer par un animal (on a eu peur pour ses chaussures…) Moïwenn ris, Moïwenn pleure, Moïwenn nous gratifie de ses sourires, Moïwenn est la donz’ d’un mec trop subversif, Moïwenn n‘est pas une nana qui se laisse faire,
Moïwenn a du caractère, Moïwenn le dis, Moïwenn le crie,
Moïwenn est névrosée, Moïwenn le dis, Moïwenn le crie,
Moïwenn nous casse les tympans!
Et pire, Moïwenn gagne puisque nous en parlons.
Ce nombril à la chevelure fauve et aux yeux en-miroiré transpire sur tout le film, et l’affiche est à l’image de l’état d’esprit apparent de Moïwenn, et de son film, un agrégat d’elle mêmes, quelque peu limacieux où les corps sont le prétexte d’une orgie d’ego exclusivement féminine. Oui, car les hommes n’intéressent pas Moïwenn (chic!), pas la peine de chercher très loin, Moïwenn croit ne pas être un homme.
"Une actrice, c'est une femme à son extrême, un peu plus folle et avec un peu plus besoin d'amour que les autres", estime Maïwenn. Voilà ce que Moïwenn pense des femmes et des actrices; je trouve révoltant qu’une femme puisse dire une chose pareille, cela reviens à dire, déjà, que les femmes sont plus folles et ont plus besoin d’amour que les hommes, je ne sais trop si à cette occasion elle exprime son féminisme, son machisme ou sa bêtise…Et ajouté à cela qu’une femme est plus une « femme » quand elle est actrice car ces « caractéristiques » sont exacerbées.
Je reste sans voix. Ce film est anti-militant du point de vue féministe, que je ne suis déjà pas, et à la sortie j’ai pris ma carte du parti!
Pour un monde d’hommes et de machos!!
Lug
(photo allociné)
12/02/2009
Soubresaut entrainant
Silence. On n’entends qu’un murmure régulier,
Pa-dam pa-dam pa-dam, pas d’âmes.
Même pas un autre en réalité, silence.
Une voix résonne, une présence humaine?
Illusion, il ne semble pas y avoir de vie.
Un accent électronique se joint aux battements mécaniques.
En nous pourtant l’accent est vivant, le battement vital.
On s’arrête. Sur le quai, des automates attendaient,
Dans leur programme il était temps de monter,
Les déjà là sommes rejoint par eux, et dans un cri
Électrique les portes se referment, nous partons.
Pa-dam, pa-dam, pa-dam. À nouveau l’accent électrique, il se joint cette fois, à une surprenante fibrillation mécanique.
On s’ arrête. Sur le quai, des mines déconfites, des cris.
Des femmes et des hommes, les mêmes que les morts
Maintenant dans la navette, sont ici vivant. Curieux.
Ils s’enlacent, se consolent, ils imitent la vie, certains
cachant dans leurs main crispées, leurs visages enfin animés.
Encore des cris. Et c’est la contagion,
les inanimés du dedans, eux aussi prennent vie.
On crie, on pleure, on a peur.
L’instant d’après, un frisson, et un rire.
Celui d’un homme qui dans la détresse,
peut voir l’espoir, là mais souvent dissolu.
A ce moment, il vis l’autre, et il aima,
À la fois, l’autre et la vie. La vie de l’autre.
Celle dont l’occurrence avait montré à tous son visage.
Sur le quai, les figures qui s’étaient animés d’angoisse
Se transforment. Des sourires, encore des rires,
Les bras, en tombant, découvrent de nouveaux visages,
un plaisir immodéré se dessine sur les lèvres,
et jusqu’au fond des yeux.
On se regarde, on se parle, on partage,
Avec les autres, par l’autre, le vivant.
Toutes nos âmes ont fait un pas.
Dédic’ à l’homme qui est tombé sur les rails avant l’arrivée du train d’fantômes, par sa mort d’un instant, il a ravivé les morts. Et nous a montré en l'espace de cinq minutes les deux visages de la vie, elle s'est montrée. Auber sera désormais un lieu de pèlerinage, l'apparition de la vie y sera célébrée.
Et aussi à l’imhomme, qui, en voyant notre bon samaritain sortir de son tombeau, s’est plaint du retard que le train avait pris, selon sa montre,
Lui est un homme mort.
Et petit message pour les suicidaires auxquels cet accident heureux me rapporte:
Pas dans le métro s’il vous plaît, ça vous amuse de choquer les gens? Bandes d'égoïstes! Pensez au chauffeur! Vous croyez qu’il a que ça à faire de matter des mecs passer sous son train?!
Si vous voulez emmerdez le monde, restez vivants…tant qu’à faire!
Lug
08/02/2009
Phone Game
Cabine téléphonique, près d'une gare d'une ville de banlieue parisienne. Je passe devant, le téléphone sonne. J'hésite, je regarde autour, mi amusée, mi inquiète. Je réponds:-Allo?
-Salut
-Salut
-T'es brune, t'es jolie
-J'y vais, train à prendre, à plus!
Je raccroche. Regarde autour. La technique de drague est assez originale quand on y pense, mais après tout je ne saurai jamais si le serial drageur n'était pas plutôt un serial killer maniaque des cabines téléphoniques (un nostalgique!) ou un demandeur de rançon comme dans Phone Game...
(photo allociné)
Alf