01/12/2009

La légèreté d'un livre, le poids des plumes!

Donnons la parole à ceux qui l'ont prise pour nous...

"Mais la pesanteur est-elle vraiment atroce et belle la légèreté?
Le plus lourd fardeau nous écrase, nous fait ployer sous lui, nous presse contre le sol. Mais dans la poésie amoureuse de tous les siècles, la femme désire recevoir le fardeau du corps mâle. Le plus lourd fardeau est donc en même temps l'image du plus intense accomplissement vital. Plus lourd est le fardeau, plus notre vie est proche de la terre, et plus elle est réelle et vraie.
En revanche, l'absence totale de fardeau fait que l'être humain devient plus léger que l'air, qu'il s'envole, qu'il s'éloigne de la terre, de l'être terrestre, qu'il n'est plus qu'à demi réel et que ses mouvements sont aussi libres qu'insignifiants.
Alors, que choisir? La pesanteur ou la légèreté?"


" Mais était-ce l'amour? Il s'était persuadé qu'il voulait mourir à côté d'elle, et ce sentiment était manifestement excessif: il la voyait alors pour la deuxième fois de sa vie! N'était-ce pas plutôt la réaction hystérique d'un homme qui, comprenant en son for intérieur son inaptitude à l'amour, commençait à se jouer à lui-même la comédie de l'amour? En même temps, son subconscient était si lâche qu'il choisissait pour sa comédie cette pauvre serveuse de province qui n'avait pratiquement aucune chance d'entrer dans sa vie! [...]
Il s'accablait de reproches, mais il finit par se dire que c'était bien normal qu'il ne sût pas ce qu'il voulait:
L'homme ne peut jamais savoir ce qu'il faut vouloir car il n'a qu'une vie et il ne peut ni la comparer à des vies antérieures ni la rectifier dans des vies ultérieures."


Milan Kundera, "l'insoutenable légèreté de l'être".

Lug

19/11/2009

Le français est un cultivateur !

Oyé Oyé peuple de France, la GQN est lancée!!


Je parle bien sûr de la Grande Question Nationale, c'est quoi pour vous être français?
J'ai ma ptite piste personnelle de réponse, et voilà la modeste participation que j'ai envoyée sur le site du Grand Débat.
Où nos gouvernants attendent avec beaucoup d'attention nos opinions!
Ah si si c'est très sérieux citoyen!!


Être français c'est parfois être con, monsieur Besson,
Mais aussi c'est aller à la piscine municipale de la République française, c'est aller faire ses courses à franprix ou casino, c'est souvent essayer de se balancer sur les bancs de l'école avant de bosser dans une "boite" en attendant la retraite, c'est sortir entre amis, c'est se faire des amis, c'est envoyer chier des français qui nous pompent l'air, c'est respirer de l'air français, c'est avoir les yeux qui piquent quand on voit Eric Besson, c'est voter sarko, c'est dire :"merde putain chiottes" avec autant de nonchalance que "liberté égalité fraternité", c'est le dire aussi avec autant de conviction, c'est avoir l'eau courante, c'est toucher les Assedic, c'est s'arrêter devant les panneaux STOP, c'est au moins espérer ne pas être pris par des hommes en bleu, c'est avoir les mains baladeuses, c'est s'appeler Thierry Henri, c'est manger des nems, de la blanquette, un big mac, une pizza à l'ananas, de toute façon c'est manger, c'est devenir fou, c'est trouver amusant de dire "mou du g'nou", c'est être mou du genou, c'est regarder des films en français qui n'auraient jamais du être traduits, c'est aller chez le doc' pour pas cher, c'est s'faire enpuber par Narta et Fleury Michon, c'est ne pas avoir de papiers, c'est participer à tournez manège, c'est avoir des regrets, c'est écrire des livres, c'est saisir l'écran plat des endettés, c'est être endetté, c'est aussi être pété de fric à plus savoir qu'en faire, c'est tomber malade, c'est aller aux toilettes, c'est ne pas aimer le fromage de chèvre, c'est avoir un élevage de gerbille, c'est faire l'amour de temps en temps, c'est faire ses devoirs quand on a 12 ans, c'est pouvoir être un enfant, c'est dire ils quand elle est là, c'est faire des blagues sur les belges tellement on s'en sent proche, c'est être nihiliste, c'est avoir des croyances qui nous interdisent le Parisien (french ham-cheese-burger), c'est détester les courgettes, c'est aimer les radis, c'est croire que les courgettes ont une âme, c'est être triste, c'est avoir des voisins, c'est donner à manger à son chien, c'est se balader sur les bords du Rhin, c'est rire jaune à de l'humour noir, c'est habiter une ville jumelée avec une autre où habite un mec qui se demande ce que ça veut dire pour lui être allemand, c'est avoir envie de partir en vacances, c'est être heureux, c'est avoir peur de l'eau, c'est s'acheter un jean, c'est avoir froid vers novembre et jusqu'à mars, c'est savoir que les profs sont juilletistes, et aoûtiens, c'est être en prison, c'est être timide, c'est trouver ridicule de dire "vous fussiez", c'est surtout ne jamais le dire, c'est pleurer quand on a mal, c'est être ou avoir été enfant, c'est espérer devenir vieux ou regretter de l'être, c'est avoir de lunettes, c'est courir vite, c'est n'avoir qu'une vague idée de la démocratie, c'est tomber amoureux, c'est surfez sur internet ou à Teahupoo, c'est avoir son guignol sur Canal+, c'est écouter de la musique, c'est faire son lit, c'est pas avoir de lit, c'est utiliser le correcteur d'orthographe pour écrire français avec la cédille
??!
(c'est mettre un point d'interrogation quand c'est une question? C'est en mettre deux avec un point d'exclamation quand on est un djeun et qu'on est trop perturbé par la vie??!!!)

C'est Tout!
C'est Rien!
C'est cultiver son Jardin...

(Dans un territoire. Bien mal acquis...ou pas)

Lug

10/10/2009

Tendre EsT La NuiT

"Nicole tendit à son mari l'étrange vêtement qu'elle venait de coudre. Il s'enferma dans la cabine de bain portative et provoqua une sorte de scandale en en ressortant, une minute plus tard, vêtu d'un short transparent en dentelle noire. Un examen un peu approfondi du short en question permettait de se rendre compte que la dentelle était cousue à même un maillot couleur chair.
_Ah! ça, on dirait une vraie folle! s'écria Mr. McKisco, avec un mépris appuyé.
Mais il se tourna aussitôt vers Mr. Dumphry et le señor Campion.
_Oh! pardon...
Cette histoire de short enchantait Rosemary. Elle était d'une telle naïveté que la fastueuse simplicité des Diver la touchait au coeur, incapable encore d'en saisir la complexité, le manque absolu d'innocence, incapable de deviner qu'il s'agissait pour eux d'un choix de qualité, dans le clinquant de l'univers , et que cette assurance, cette simplicité, cette ouverture d'esprit, presque enfantine en apparence, la façon qu'ils avaient d'exagérer les qualités les plus banales, faisaient partie d'un marchandage désespéré avec les dieux, et n'avaient été obtenus qu'à la suite de violents conflits, qu'elle ne pouvait pas soupçonner. Pour elle, à cet instant précis, les Diver représentaient le modèle le plus achevé d'une certaine classe sociale, et la plupart des gens lui semblaient lourds et maladroits à côté d'eux.
C'est que la notion même de qualité commençait à changer pour elle, sans qu'elle en ait encore conscience."

Tendre est la nuit, Francis Scott Fitzgerald, Livre de poche, 2008, p.37

Alf

13/09/2009

Celle qui était claustro de la semaine

"... ceux qui crèvent d'ennui le dimanche après-midi
parce qu'ils voient venir le lundi
et le mardi, et le mercredi, et le jeudi, et le vendredi
et le samedi
et le dimanche après-midi."

Jacques Prévert, Paroles, Folio, 2007, "Tentative de description d'un dîner de têtes à Paris-France", p.16.


D. est venue me voir hier. J'étais dans la cuisine, lieu ô combien propice aux confidences névrotiques. En fait, j'aime romancer mais je pense qu'elle venait plutôt voir le frigidaire. Bref, quoiqu'il en soit, elle s'est assise, pensive. Et pis elle a dit: "Ça va
pas du tout là, je me sens prisonnière de la semaine, c'est angoissant quand on y pense, on peut pas sortir de la semaine quoi! Ça tourne en rond, tu peux toujours essayer, t'es complètement enfermé dans la semaine, lundi, mardi, c'est un éternel recommencement, mercredi, jeudi, je crois que je suis claustro de la semaine. Pourquoi on appelle un jour vendredi ou samedi, pourquoi on l'appelle pas seulement un jour, un instant furtif qui passe, on se sentirait beaucoup moins enfermé, un peu plus libre. "
Le jeune L., qui passait par-là, a décidé d'un air dubitatif qu'il en parlerait à son psy.

Sur ce, bon dimanche!

Alf

04/08/2009

On ThE rOaD

Neal Cassidy and Jack Kerouac

" Côte à côte, ils s'élançaient dans les rues, savourant toute chose dans le style qui était alors celui de leur première amitié et qui, plus tard, devint tellement plus désolé, objectif, morne. Mais alors ils s'en allaient, dansant dans les rues comme des clochedingues, et je traînais derrière eux comme je l'ai fait toute ma vie derrière les gens qui m'intéressent, parce que les seules gens qui existent pour moi sont les déments, ceux qui ont la démence de vivre, la démence de discourir, la démence d'être sauvés, qui veulent jouir de tout dans un seul instant, ceux qui ne savent pas bâiller ni sortir un lieu commun mais qui brûlent, qui brûlent, pareils aux fabuleux feux jaunes des chandelles romaines explosant comme des poêles à frire à travers les étoiles et, au milieu, on voit éclater le bleu du pétard central et chacun fait: "Aaaah!" Quel nom donnait-on à cette jeunesse-là dans l'Allemagne de Goethe?"

Jack Kerouac, Sur la route, Folio, 1976, p. 21.

Alf

10/04/2009

Les gens casqués

"Ce qui importe, dit Nietzsche, ce n'est pas la vie éternelle, c'est l'éternelle vivacité."
Camus citant Nietzsche dans Le mythe de Sisyphe.

Les gens casqués sont une espèce d'humains en voie constante d'augmentation dans notre société développée et florissante (malgré la criiise!). Ils sévissent dans les lieux publics, dans les transports en commun, dans la rue, dans le monde, et ont la particularité d'être pourvus d'une sorte de casque soigneusement disposée sur leur crâne. Curieux, me dites vous? Que nenni je réponds, permettez-moi du peu, ils écoutent de la musique... Leurs gros casques sont en fait une arme de destruction massive permettant de signaler implicitement à la populace hasardant dans leur périmètre de sécurité: "Il y a ma musique et moi, le reste du monde n'existe pas, ou si peu, et surtout, toi là, oui toi, l'inconnu, l'étranger, surtout, ne m'adresse pas la parole."
Ça fait vieille conne de dire ça, ça fait old school? J'assume.
Cette machine, et tant d'autres, est une perversion qui pousse à la séparation d'avec le monde...
Comment peut-on trouver ça normal?

Je refuse, je lance le collectif des gens-qui-font-rien-dans-le-train-et-qui-sont-contents!
Plus de casque, plus de Gavalda, plus de 20min, plus de téléphone, on sourit, on se parle.
T'as pas envie de parler, t'es fatigué? Je sais, moi aussi. Ce que je demande, non, ce que j'ordonne ( ce blog est mon espace égoïste et égocentrique), c'est juste que t'es l'air en vie, que tu sois réceptif à ce qui se passe autour de toi.

Le moyen de transport en commun, qui permet en commun d'aller d'un point à un autre point, ne serait plus ce mauvais moment à passer, ce moyen "faute de mieux", parce que, bah oui, c'est bête, on peut pas toujours utiliser la voiture (individuelle, elle). Il deviendrait Le moment, celui de l'ouverture au monde. Je ne te demande pas de parler avec ton voisin.
La parole n'est pas le seul moyen de communiquer...

Alf

22/03/2009

La fille du RER



Je me souviens vaguement du fait divers survenu en juillet 2004, où une jeune femme porte plainte pour agression antisémite sur la ligne du RER D. On l'a retrouve avec des coupures sur le visage et des croix gammées sur le ventre, soi-disant exécutés par six jeunes, dont certains d'origine maghrébine. L'affaire, immédiatement accaparée par les politiques et les médias, sans preuves, était en fait un gros craque inventé par une jeune femme en mal d'attention et d'amour... Du bidon. Du vent. Lourd de conséquences.

Le film d'André Téchiné part de cet épisode et brode l'histoire de cette jeune femme, qu'il imagine solaire et lumineuse; qualités qu'on peut aussi attribuer au film entier, qui dégage une atmosphère légère,aérienne, comme pour montrer à quel point certains actes, certains événements, peuvent se fonder sur de l'air...

Jeanne vit avec sa mère dans un pavillon de banlieue, d'où l'on entend le tumulte du RER. Elle fait souvent du roller dans les rues de Paris, en écoutant Bob Dylan. Elle a un petit copain, avec qui elle vit depuis peu.

Le film, découpé en deux parties, choisit de raconter les circonstances qui font arriver Jeanne à mentir puis les conséquences de ce mensonge, sans juger, sans chercher à faire comprendre, juste en racontant les faits dans leur chronologie.

Comment ce mensonge va se transformer en l'une des affaires les plus médiatisées de ces dernières années? Pourquoi les politiques et les médias se sont précipités sur cette histoire de discrimination sans preuves? Comment ne pas penser, ne pas voir, le véritable malaise de la société qui pèse autour de l'antisémitisme?

Tout cela, cependant, ne parle finalement que d'amour; de l'amour d'une mère pour sa fille, de l'amour d'un homme pour une femme, d'une femme qui ne demande qu'à s'aimer.

Du beau cinéma.

Alf

(photo allociné)

10/03/2009

L'Etat c'est toi...

Un buzz illégal peut-être, petit risque d'être accuser en retour de diffamation.
Dans le cas où les avocats seraient des menteurs enrobés, ce qu'ils sont intrinsèquement.

Porter plainte pour viol contre l’État Français.




En effet, les avocats risquent de faire preuve de mauvaise foi, de jouer sur les mots, considérer que comme l'avait dit notre bon vieux Louis XIV "l'Etat, c'est moi", et affirmant d'autre part que le viol ne peut être perpétré contre soi-même. Ils en concluraient assez rapidement je pense, que ma plainte n'est pas légitime, puisque l'Etat, c'est moi!


Ils n'auraient pas tout à fait tort, mais précisons.
Les viols conjugaux sont reconnus, et c’est le même principe qui s'applique ici. Nous sommes peut être liés, civilement, mais l’amour n’y est pas. Les rapports sont imposés.
Et notre état actuel, montre de manière probante que nous sommes cons, citoyens! Est-ce une raison pour en profiter? Je ne crois pas et j’accuse!

J’entends d’ici : « Messieurs les jurés, comment pouvez vous accordez crédit à cette personne qui reproche à une paluche de palucher?!
Nous n'entendons qu'un chant d'absurdités.
Reproche-t-on à un alcoolique de boire? N’est-ce pas sa maladie?
Il en va de même pour l’Etat Français, ne soyez pas ridicule, s’il baise ses sujets, soit c’est intrinsèque comme la paluche, ou soit il est alcoolique et c’est donc qu’il est malade.

Mademoiselle adressez vous à la Sécu! »




J’ai quand même envie de dire: « touche moi pas » et "casse-toi" « pauv’ con »!

Pub pour un blog?!

Les Buzz nous font à peu près le même effet que les Wizz, ça attire l’attention et hérisse le poil.
J’ignorais ce qu’était une Rolex et Séguéla, avant de savoir que j’aurai raté ma vie si je n’avais pas au bout de mon bras un petit dictateur en or et diamants arrivé à cinquante ans, qui me rappelle que le temps passe.
Heureusement un jour, Jacques est arrivé, c’était ma Mme Irma à moi et sa boule de quartz, j’ai pris conscience que la vie ne tenait qu’à un ressort de Rolex. Quelle ne fut pas ma surprise, mais j’étais heureuse de connaître la vérité. Ensuite son histoire a fait le tour de la France, preuve indéniable de l’intérêt de la révélation.
Devenu mon mentor, je voudrais imiter le grand Jack.
Voilà pourquoi un Buzz gigantesque est en préparation, pour cela plusieurs idées:



Une auto-pendaison sur la place de la République,

un jour de manif.
Matériel: une corde, une pancarte. (En carton c’est très bien, un feutre emprunté un peu plus tôt pour inscrire l’adresse du blog)
Avantage: peu coûteux, démarche pertinente.
Tous les présents auront à ce moment une relation doublement privilégiée avec l’imMonde.


Ne pas peser ces mots sur un vol d’American Airlines,

« On me demande si je vais aux Etats-Unis dans l'idée d'organiser un attentat?! Pourquoi ces questions? J’ai même pas le choix de la réponse, objectivement. J’ai le choix? Il faut vraiment faire imploser l‘immonde! C’est e-mmonde.blogspot.com, e.-.m.m.o.n.d.e ! »
Un peu plus onéreux que précédemment, mais impact pouvant buzzer toute la planète, pour un résultat identique, moitié moins d’articles.


Tout bien considéré, tout ce qui coûte la vie est trop cher.

Lug

28/02/2009

Facebook, quand tu nous tiens...tu veux plus nous lacher!

Certains disent que s'inscrire sur Facebook est inconséquent: les RG seraient en planque entre deux octets, les patrons à l'affût des soirées arrosées et enfumées de leurs employés (et oui c'est la crise), peut être même quelques amants ont exposés leur jardin secret, et par là détruit l'attractif mystère qui les unissait à leur moitié.

Ajouté à cela, les publicités nous sont balancées en rapport avec les champs que nous aurions remplis, les cases que nous aurions cochées.... (notons que quand rien n'est renseigné, si ce n'est le sexe, les femmes doivent maigrir. Dixit la pub!)Mais sur ces points chacun fait son choix, ami d'Edwige ou publivore, tu vois.

Nous sommes nombreux, très nombreux, à avoir cédé à l'expérience Facebook, attiré par ce monde parallèle d'entoilés. Après avoir renseigné nos 257 amis sur nos vies, ou pas, certains décident alors de stopper cette mascarade.
On cherche alors à se désinscrire, et heureusement cela ne parait pas bien compliqué puisque dans la rubrique paramètre on nous propose de "désactiver" notre compte, parfait!

Les ennuis, en fait, ne font que commencer!
On clique, c'est alors qu'apparaissent les photos de nos chers amis, disant que vous allez leur manquer ou le contraire. C'est à peine si le site ne rajoute pas une petite larme photoshop, et puis une petite bulle "Si on ne se revoyait jamais... tu culpabilises pas un peu là?!"
Je sèche donc mes larmes et persuadée de faire le bon choix, je confirme vouloir partir. Ensuite, on atterri sur une page où nous sommes censés choisir entre différentes options, légitimant notre départ. Oui, car faire le choix de se désinscrire ne suffit pas, encore faut-il l'expliquer à Facebook.
Différentes propositions, comme par exemple: "je ne sais pas me servir de Facebook", admettons, on coche. Surprise!! une page apparaît, on nous prends gentillement par la main pour nous expliquer comment marche Facebook. Idem pour les autres propositions, Facebook a réponse à tout! Une fois le compte désactivé, on pense avoir gagné, on pense comme on croit en se trompant. Que nenni! Un message nous informe qu'on ne recevra plus rien sur nos boites mail, mais que l'activité du compte n'est que mis en pause, vos amis continuent de vous y voir et qu'à tout moment nous pouvons nous reconnecter, simplement, comme avant.

Génial! On ne me prend pas pour un gamin qui regrettera d'avoir fait une terrible erreur, ça fait plaisir!
Le doute s'empare alors de nous, est-il possible de revenir en arrière une fois inscrit sur ce site? Visiblement certains ne veulent pas nous laisser le choix.
On cherche donc sur la toile un tuyau qui nous rassurerait et indiquerai la marche à suivre.
Found! Il faut se rendre a nouveau sur Facebook, et télécharger l'application qui supprimerai définitivement le compte.

Une fois fait, on nous informe que notre "compte est bien supprimé, en tout cas le sera dans 14 jours. D'ici là vous pouvez changer d'avis, et vous reconnecter comme à votre habitude, dans ce cas la procédure de suppression sera annulée." Autrement dis, si vous voulez vraiment, vraiment, vraiment beaucoup vous séparer de la famille Facebook, vous devez impérativement ne pas vous reconnecter avant 14 jours, sinon rebelotte! C'est du vice à l'état pur! Quiconque ayant un peu pratiqué Facebook, pratique souvent quotidienne, y trouve son intérêt.

Et sera tenté de se reconnecter avant la date fatidique. Comme ca, parce qu'il est curieux, que c'est vrai que c'est pratique et que, et que...
Certains y arrivent du premier coup, je dirai qu'après avoir été témoin du cirque nécessaire pour se supprimer, il y a fort à parier qu'on soit suffisamment remonté pour ne pas céder.

Et ne jamais se réinscrire, même si c'est bien pratique, et que, et que...!!

Lug

24/02/2009

Le grand méchant fou

Nous sommes plutôt accoutumés aux histoires de psychopathes, de schizophrènes, à croire que nos contes pour enfants modernes ne prennent même plus la peine de symboliser «le méchant», le mal (tremblez oui), par un grand méchant loup (WWF a fait son job), mais qu'entre autre on retrouve des histoires de grands méchants fous.
Eh bien oui, il faut continuer à faire peur aux enfants, alors on a inventer le JT, et pas mal d'émissions-enquêtes, pour permettre à tous de frêmir en croyant s'informer, et donnant l'occasion à quelques Mickey de se déguiser en Zorro, et que l'on portera au pouvoir pour qu’ils nous débarrassent des Rap.é.tou et du Dingo.

Actuellement j’ai l’impression qu’il y a comme une dispersion du grand méchant loup; un jour délinquant, le lendemain grand méchant fou, le jour d‘après il est cheminot et fait la grève jusqu‘à la semaine d‘après, là il revêt un Dior de Dati et enferme les grands méchants louveteaux.
Notre pensée morcelée, du grand méchant loup à tendance schizophrénique, est entretenue souvent dans l’odieux-visuel (ai-je a justifier, illustrer mon propos?!)

Seulement ce dimanche, tard dans la nuit l’envie me pris d’allumer la télé, pour voir plus loin, parait-il. Je tombe sur une voix, un type, il disait: « vous voulez savoir c’ke c’est que la crise?!
- Regardez cet homme…. » et là il nous présente un violoniste très connu des violonistes, qui avait eut l’idée de jouer dans le métro sa musique, à 100 euros la place en concert. Vidéo de surveillance en accéléré, personne ne s’arrête avant trois heures, mais des milliers de personnes passent insensibles à la musique de notre très cher virtuose.


Le type conclut: « la crise c’est un état de surdité, ou non! »
Ravie de ce joli mot bobo, mes écoutilles étaient ouvertes, prête à saisir la première occasion de montrer à s’monsieur que j’étais pas sourde au monde, et que j’éteindrais bientôt rageusement ma télé pour un peu de silence.

Un présentateur apparaît et lance le sujet: Psychiatrie!
Habituée par ma relation télévisée à ce genre de sujets, toujours conjugués avec des verbes tels que enfermer, être en danger (oui oui, soi, derrière son écran) et ponctués d'adjectifs comme dangereux, inhumains, monstrueux. C'était l'occasion!
Puis évidemment, on parle des « gens à psyché alternative » (hyper correct, non?!) quand l’un d’entre eux, à la demande d’un grand manitou intracrânien, fait du sauciflard avec le compagnon canin de sa voisine, ou encore quand certains essayent de prendre la pilule d’escampette. Et si on ne veut rien cacher certains optent pour la voisine plutôt que pour l'animal. Mais c'est pas courant!

C’est alors qu’en écoutant s’monsieur, je fus surprise et presque paniquée, car pour la première fois on n’essayait pas de me faire peur.

Un quartier de Marseille, celui de la belle de mai. On me dis que le sujet fera état de la psychiatrie ordinaire, dans un hôpital public.

Premier plan, un immeuble, enfin possible, il tremble et ressemble assez a un flamby filmé au ralenti juste après avoir tiré sur la languette et enlevé sa coque, ahh mais ouai c'est bien du caramel, les taches là. Bref, que me dit on?
« si la réalité se mettait brusquement à vous fuir, à vous échapper » Face à mon flambymmeuble, je me disais que peut être pour une fois un regard bienveillant se posait sur nos malades du ciboulot. « si l’ordre d’hier laissait la place à des visions (…) ou même à une angoisse sans limite »


Et c'était parti!
on parle des gens "chassés d'eux-même"
" ya pas des gens d'un coté de la barrière et les autres de l'autre"
"etc"
Je voudrais vous dire que ceci est véridique! Si Si!

Le premier reportage ni trop larmoyant, ni effrayant - dans la mesure où il est difficile de parler de ces maladies encore mystérieuses, il est vrai parfois dangereuses, mais surtout pour le malade - sur un de ces sujets si chers aux joueurs de corde sensible, et si propice à l'entretien des mystères et des peurs "collectives", consciemment ou non.
Des témoignages de soignant et de soignés. Parce que dans ces établissements psychiatriques, parfois ouvert, c'est étrangement ce type de personne que l'on trouve, des soignants et des soignés.

Regrettant que ce reportage soit passé à une heure tardive, et grondant, j'allais voir de quoi il s'agissait:
http://13h15-le-samedi.france2.fr/index-fr.php?page=accueil&id_article=289

Au sujet de la crise et du violoniste, il s'agissait de la fin de la chronique Mon Oeil de Michel Monponet.

Premier et seul reportage que j'ai vu dans cette émission,
Celui-ci est humainement mené, une fois n'est pas coutume.

Je me dis tout de même vive le service publique! Tentez le même sujet sur TF1 ou M6, deux mondes coexistent! Le monde, L'imMonde...

22/02/2009

Il était une princesse...

Lundi dernier était organisé à Paris une lecture-marathon de la désormais célèbre (merci sarko!) Princesse de Clèves, magnifique roman d'une élégante du XVIIème siècle, Mme de Lafayette.

http://www.liberation.fr/societe/0601662-un-marathon-lecture-de-la-princesse-de-cleves-pour-sarkozy

L'idée était sympa et de voir toute cette élite culturelle (y'avait tout plein de beaux bobos!) devant le Panthéon en train de lire et d'écouter solennellement La Princesse me donne l'envie d'organiser des lectures-marathons dans ma banlieue tiens! A suivre donc...

Je laisse place à Mme de Lafayette, juste parce que c'est sublime:

"Monsieur de Nemours fut tellement surpris de sa beauté que, lorqu'il fut proche d'elle, et qu'elle lui fit la révérence, il ne put s'empêcher de donner des marques de son admiration. Quand ils commencèrent à danser, il s'éleva dans la salle un murmure de louanges. Le Roi et les Reines se souvinrent qu'ils ne s'étaient jamais vus, et trouvèrent quelque chose de singulier de les voir danser ensemble sans se connaitre. Ils les appelèrent quand ils eurent fini, sans leur donner le loisir de parler à personne, et leur demandèrent s'ils n'avaient pas bien envie de savoir qui ils étaient, et s'ils ne s'en doutaient point.
"Pour moi, Madame, dit Monsieur de Nemours, je n'ai pas d'incertitude ; mais comme Madame de Clèves n'a pas les mêmes raisons pour deviner qui je suis que celles que j'ai pour la reconnaitre, je voudrais bien que Votre Majesté eut la bonté de lui apprendre mon nom.
-Je crois, dit Madame la Dauphine, qu'elle le sait aussi bien que vous savez le sien.
-Je vous assure, Madame, reprit Madame de Clèves, qui paraissait un peu embarrassée, que je ne devine pas si bien que vous pensez.
-Vous devinez fort bien, répondit Madame la Dauphine; et il y a même quelque chose d'obligeant pour Monsieur de Nemours à ne vouloir pas avouer que vous le connaissez sans l'avoir jamais vu."
La Reine les interrompit pour faire continuer le bal; Monsieur de Nemours prit la Reine Dauphine. Cette princesse était d'une parfaite beauté et avait paru telle aux yeux de Monsieur de Nemours avant qu'il allât en Flandres; mais, de tout le soir, il ne put admirer que Madame de Clèves."

(photo wikipédia)

Alf

17/02/2009

Le bal des actrices





Point de vue:

Le bal des égos?

"Le monde entier est un théâtre, et tous les hommes et femmes n'en sont que des acteurs; ils ont leurs sorties comme leurs entrées, et chacun dans sa vie joue bien des rôles."
Shakespeare, As you like it.

Pardonnez-moi, le premier film de Maïwenn, était culotté, hors du commun, très juste. Le genre de film qui provoque, remue, perturbe aussi, parce que les histoires personnelles sont celles de tout le monde. L' histoire, c'est celle de Violette, une réalisatrice qui veut faire un film sur les actrices, sur les femmes. On pense à Ozon et ses 8 femmes, joliment ponctué de séquences musicales. Ici, l'idée est comme pour Pardonnez-moi de faire un film dans le film.

Bon ok, il faut d'abord savoir outrepasser le perso assez agaçant de Maiwenn/Violette. La Lug qui l'a vu aussi a légitimement eu du mal à supporter l'omniprésence de la réalisatrice/actrice qui a écrit, mis en scène, joué. Oui, oui, et alors? Pour ma part, cela ne m'a pas dérangé outre mesure, peut-être que j'ai plus facilement intériorisé la culture du "montre-toi", engendrée par les ravages provoqués sur mon cerveau par le trop-plein de visionnage de real-tv. Il est possible aussi que j'ai un ego plus développé qui fait que l'étalement d'égocentrisme d'une tierce personne ne me frappe pas plus que ça. Soit.
Le fait est que nous évoluons dans une société de spectacle et la réalisatrice l'a bien intégré. Elle est actrice dans et de son film. Le film joue donc sur le flou du métier d'acteur, sur l'ambiguïté entre la personnalité du rôle et celle de son interprète. Et provoque des questionnements plus universels, à nous, acteurs de ce monde rempli d'apparences: quand est-on dans la vérité? quand jouons-nous un rôle? Tout ce bordel n'est-il pas finalement qu'illusion?
Et puis Maïwenn a conscience de son ego surdimensionné, et fait preuve de beaucoup de recul sur son travail, sur elle-même, ce qui est plutôt appréciable tant c'est rare de voir ça chez les gens...

Toutes ces actrices m'ont quand même gravement donné envie de me remettre au théâtre, de sortir un peu de moi, moi, tout ça.

Et m'en fous, Joey Starr est so cool.

Alf


Autre point de vue:

Le branle des nombrils?

Les femmes, les actrices elle les aime.
Et vraiment!! La jeune réalisatrice du film le bal des nombrils témoigne d’une véritable passion [Moïwenn démarche] pour l’actrice et plus généralement la femme, rien de moins attendu puisque Moïwenn est à la fois actrice [Moïwenn filme] et plus généralement femme. On a l’impression d’aller voir un film qu’aurait imaginé une gamine pourrie gâtée, [Moïwenn mange en filmant] du genre Jackie du 70’s show, ne résistant pas à ponctuer [Moïwenn de profil] toutes les séquences par des apparitions plus inutiles ou moins utiles…d’elle-même. Moïwenn se fait presque bousculer par un animal (on a eu peur pour ses chaussures…) Moïwenn ris, Moïwenn pleure, Moïwenn nous gratifie de ses sourires, Moïwenn est la donz’ d’un mec trop subversif, Moïwenn n‘est pas une nana qui se laisse faire,
Moïwenn a du caractère, Moïwenn le dis, Moïwenn le crie,
Moïwenn est névrosée, Moïwenn le dis, Moïwenn le crie,
Moïwenn nous casse les tympans!
Et pire, Moïwenn gagne puisque nous en parlons.
Ce nombril à la chevelure fauve et aux yeux en-miroiré transpire sur tout le film, et l’affiche est à l’image de l’état d’esprit apparent de Moïwenn, et de son film, un agrégat d’elle mêmes, quelque peu limacieux où les corps sont le prétexte d’une orgie d’ego exclusivement féminine. Oui, car les hommes n’intéressent pas Moïwenn (chic!), pas la peine de chercher très loin, Moïwenn croit ne pas être un homme.
"Une actrice, c'est une femme à son extrême, un peu plus folle et avec un peu plus besoin d'amour que les autres", estime Maïwenn. Voilà ce que Moïwenn pense des femmes et des actrices; je trouve révoltant qu’une femme puisse dire une chose pareille, cela reviens à dire, déjà, que les femmes sont plus folles et ont plus besoin d’amour que les hommes, je ne sais trop si à cette occasion elle exprime son féminisme, son machisme ou sa bêtise…Et ajouté à cela qu’une femme est plus une « femme » quand elle est actrice car ces « caractéristiques » sont exacerbées.
Je reste sans voix. Ce film est anti-militant du point de vue féministe, que je ne suis déjà pas, et à la sortie j’ai pris ma carte du parti!
Pour un monde d’hommes et de machos!!

Lug

(photo allociné)



12/02/2009

Soubresaut entrainant

Lui à coté de moi, elle en face, eux tout autour?
Silence. On n’entends qu’un murmure régulier,
Pa-dam pa-dam pa-dam, pas d’âmes.
Même pas un autre en réalité, silence.
Une voix résonne, une présence humaine?
Illusion, il ne semble pas y avoir de vie.
Un accent électronique se joint aux battements mécaniques.
En nous pourtant l’accent est vivant, le battement vital.


On s’arrête. Sur le quai, des automates attendaient,
Dans leur programme il était temps de monter,
Les déjà là sommes rejoint par eux, et dans un cri
Électrique les portes se referment, nous partons.
Pa-dam, pa-dam, pa-dam. À nouveau l’accent électrique, il se joint cette fois, à une surprenante fibrillation mécanique.


On s’ arrête. Sur le quai, des mines déconfites, des cris.
Des femmes et des hommes, les mêmes que les morts
Maintenant dans la navette, sont ici vivant. Curieux.
Ils s’enlacent, se consolent, ils imitent la vie, certains
cachant dans leurs main crispées, leurs visages enfin animés.
Encore des cris. Et c’est la contagion,
les inanimés du dedans, eux aussi prennent vie.
On crie, on pleure, on a peur.

L’instant d’après, un frisson, et un rire.
Celui d’un homme qui dans la détresse,
peut voir l’espoir, là mais souvent dissolu.
A ce moment, il vis l’autre, et il aima,
À la fois, l’autre et la vie. La vie de l’autre.
Celle dont l’occurrence avait montré à tous son visage.

Sur le quai, les figures qui s’étaient animés d’angoisse
Se transforment. Des sourires, encore des rires,
Les bras, en tombant, découvrent de nouveaux visages,
un plaisir immodéré se dessine sur les lèvres,
et jusqu’au fond des yeux.
On se regarde, on se parle, on partage,
Avec les autres, par l’autre, le vivant.
Toutes nos âmes ont fait un pas.



Dédic’ à l’homme qui est tombé sur les rails avant l’arrivée du train d’fantômes, par sa mort d’un instant, il a ravivé les morts. Et nous a montré en l'espace de cinq minutes les deux visages de la vie, elle s'est montrée. Auber sera désormais un lieu de pèlerinage, l'apparition de la vie y sera célébrée.
Et aussi à l’imhomme, qui, en voyant notre bon samaritain sortir de son tombeau, s’est plaint du retard que le train avait pris, selon sa montre,
Lui est un homme mort.


Et petit message pour les suicidaires auxquels cet accident heureux me rapporte:
Pas dans le métro s’il vous plaît, ça vous amuse de choquer les gens? Bandes d'égoïstes! Pensez au chauffeur! Vous croyez qu’il a que ça à faire de matter des mecs passer sous son train?!
Si vous voulez emmerdez le monde, restez vivants…tant qu’à faire!


Lug

08/02/2009

Phone Game

Cabine téléphonique, près d'une gare d'une ville de banlieue parisienne. Je passe devant, le téléphone sonne. J'hésite, je regarde autour, mi amusée, mi inquiète. Je réponds:
-Allo?
-Salut
-Salut
-T'es brune, t'es jolie
-J'y vais, train à prendre, à plus!
Je raccroche. Regarde autour. La technique de drague est assez originale quand on y pense, mais après tout je ne saurai jamais si le serial drageur n'était pas plutôt un serial killer maniaque des cabines téléphoniques (un nostalgique!) ou un demandeur de rançon comme dans Phone Game...

(photo allociné)

Alf

25/01/2009

La disparition ce n’est pas que pour eux, nous c’est une histoire d’M.

Une absurdité s'est glissée entre l'adresse du blog et son nom,
mettons y du sens! Donnons lui une histoire...


Au moins aussi volage qu’une histoire d’E,
mais au fait, qui de la poule ou de l’E ?


Ce n’est pas comme pour les érudits qu’une histoire de C,
on sait que tu sais!
Pas de rapport non plus avec une histoire de D,
depuis bien longtemps ils sont jetés.
Pas franchement une histoire de G,
néanmoins un bon point à aborder.
Rien a voir non plus avec une histoire d’H,
si le point de vue peut être tranché,
rien de tranchant pour le paradis artifispirituel,
On a trop peur de cette obscure histoire du sale U.
Bien trop mathématiques les histoires d'R,
Quant aux histoires de K, elles sont trop particulières.
Les histoires d’L, ne regarde sans doute que lui.
Les histoires d’N, n’ont pas leur place ici!
Les histoires de P, c’est toujours très compliqué,
Les histoires de Q, des partenariats entre corporation.
Les histoires de T, gare au retard chez Morphée,
ou coincé chez le Très Saint Laz, pour...eh bien...des histoires...
Pour les histoires d’U, aucune ne me vient de la Mémoire.
Les G.W.B stories ending avec un fabuleux coup d'socks, great!
pour les B.H.O stories… maybe he can...be great.
Pas aussi vitale qu’une histoire d’O,
récit à l'encre rouge. So cool.
Et pour revenir à nos moutons,
Vivement la fin des histoires de B, avec leur blablabêê elles font concurrence à l'appel de l'homme et l'absence déraisonnable du M.


Cela ne vous aura pas échappé, ici il y a une histoire d’M...
Car malgré tout, l’imMonde on l’aime.


Il est le père des jumeaux e-monde et e-mmonde:
Il est aussi fils de l'Homme et de son épouse Gaia, de ce mariage forcé l'imMonde est né, les parents n'ont pas su s'harmoniser, et contrairement aux apparences l'enfant n'est pas psychotique, il est adolescent.
Son comportement de petit morveux égoconcentrique est souvent agaçant, parfois vraiment choquant, comme chacun face au spectacle de l'adolescence on est souvent totalement démuni et perturbé, logiquement, jusqu'à s'imaginer des scènes d'une violence certaine, oui la psycho-pâtie.
Mais ne laissons pas les apparences nier sa beauté intérieure et ses possibilités, dans toute sa liberté et sa rébellion, il est un peu la Bête de la Belle, et autant l'agneau et le loup!

Donc, l'humain que nous sommes, qui est plutôt sensé, dans un sens, ou bien dans l'autre, peut importe, est à même de le voir tel qu'il est dans ses complexes, alors comprenons la crise d'adolescence de celui qui, sans l'avoir demandé, est! Il est chacun de nous. Que fait on de la Psyché Empathie? Son courroux déchaîne les éléments, pour preuve, ne connait-on pas de curieux changements climatiques?! histoire CQFD alors...


Toi! Qui de fait, partage la couche de l'imMonde, oblige toi à la compréhension, même si une bonne mandale, en vue de lui secouer les idées, dans sa p'tite face d'univermiceau, pourrait parfois nous faire du bien!

Résiste et persiste, révolte toi et raisonne le!
Bon la pédagogie et la révolution, c'est pas ton fort? Déjà fends toi la poire! En ce que tu veux, mais au grand jamais tu ne la couperas en deux!


En conclusion, e-monde et e-mmonde qui ne forment qu'un blog, disons qu'ils représentent un peu cette disharmonie. Comme le Monde et l'imMonde coexistent...Et c'est tel qu'on l'M.


Comment finissent les histoires d’A , déjà?

Lug

24/01/2009

Et l'e-monde fut...



"Il n'y a pas d'homme intérieur, l'homme est au monde, c'est dans le monde qu'il se connait."
Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception



Je racontai Beaubourg:

- J'étais à coté d'un mec dans la queue à qui je demande gentiment son journal: "j'peux vous emprunter vot' journal sivouplait?" Il s'est senti agressé le pauvre. Il m'a regardé, interloqué: "oui, mais vous me le rendez après". Bah ouais, emprunter ça veut dire quoi? Je lis le truc, je lui tends et tout de suite il me dit: "et merci?" Alors je dis merci, avec un grand sourire hypocrite. Pfff ils m'font rire ces bourges qui lisent le Monde avec leurs lunettes de geek et leur style branché, du genre qui flippent parce que t'as osé leur adresser la parole. C'est moi le Monde putain!

_ Graaaave! Mais il doit avoir des problèmes de voc'! Pour lui, emprunter veut dire dérober ou voler avec permission! Il a du s'faire arnaquer le type. Et le Monde pour lui c'est juste un journal , le vrai ça doit être l'immonde!

- Viens on fait un blog, immonde.com. Sauver le monde de l'immonde sera désormais notre mission divine en ce bas monde!

Alors nous voilà?
Nourries par le visionnage à l'extrême de nos maîtres à penser Scrubs et How i met your mother, un besoin impérieux est né de s'exprimer et de nous catharciser de l'immonde à travers divers sujets traités de manière plus ou moins sérieuse, plus ou moins décalée, selon l'humeur.
Il est vrai, Vérité il n'y a pas, et c'est parfait, puisque nous n'y prétendons pas!
Alors partageons nos vérités sur l'immonde pour embrouiller davantage ce monde.

Lugalf